Lutte contre la corruption et le trafic d'influence
Agir contre la corruption, du diagnostic à la formation des équipes
Contactez-nousLa corruption se loge rarement dans une enveloppe. Elle prend la forme d’un intermédiaire dont personne ne sait exactement ce qu’il fait, d’une invitation qui tombe deux semaines avant un appel d’offres, ou d’une facture de conseil dont le livrable reste introuvable.
Ces situations se ressemblent d’un pays à l’autre. Ce qui change, ce sont les textes qui les sanctionnent, les autorités qui les contrôlent et les interlocuteurs devant lesquels il faut pouvoir démontrer son dispositif : une autorité nationale, un donneur d’ordre étranger, un bailleur qui finance le marché.
Un dispositif anticorruption utile est celui qui rend ces situations visibles avant qu’elles ne deviennent des dossiers.
Nous accompagnons les entreprises, les institutions et les opérateurs publics, en Afrique comme en Europe, pour identifier les processus de corruption et mettre en œuvre des actions efficaces, du diagnostic à la formation des équipes.
- Vous conformer au cadre anticorruption applicable dans vos pays d'activité
- Cartographier vos risques de corruption, processus par processus
- Former vos équipes à reconnaître les signaux d'alerte
- Mettre en place un dispositif d'alerte interne conforme
- Vous accompagner jusqu'à la certification ISO 37001
Nos interventions :Audits anti-corruption, formations ciblées, assistance à la mise en place de programmes de conformité.
Nos prestations
Le périmètre de notre accompagnement
Cartographie des risques de corruption
Analyse par processus, zone géographique et typologie d'interlocuteurs publics. C'est le socle de tout programme anticorruption, et le premier élément qu'examinent les autorités de contrôle comme les bailleurs.
Code de conduite et politique cadeaux
Rédaction d'un code lisible, illustré de situations réelles de votre métier, et rendu opposable à vos équipes selon les formes prévues par le droit du travail applicable.
Dispositif d'alerte interne
Mise en place d'un canal conforme aux standards internationaux et au droit local, avec traitement confidentiel et protection de l'alertant. La confidentialité effective est le point sur lequel ces dispositifs échouent le plus souvent.
Évaluation des tiers
Procédure de vigilance proportionnée pour clients, fournisseurs, partenaires et surtout agents et intermédiaires locaux, avec grille de cotation exploitable par vos équipes achats et commerciales.
Exposition aux lois extraterritoriales
Analyse de votre exposition au FCPA américain et au UK Bribery Act, dont la portée atteint des entreprises ni américaines ni britanniques dès qu'existe un lien de rattachement.
Exigences des bailleurs internationaux
Mise en conformité avec les règles de passation des marchés financés et les régimes de sanctions des bailleurs, dont l'exclusion des financements est la mesure la plus lourde.
Préparation à la certification ISO 37001
Accompagnement du système de management anti-corruption jusqu'à l'audit de certification par un organisme accrédité. La norme étant internationale, c'est le référentiel le plus utile quand vos interlocuteurs relèvent de plusieurs pays.
Contrôles comptables anti-corruption
Définition des contrôles destinés à détecter les schémas de corruption, en lien avec votre direction financière.
Livrables
Ce que vous conservez
Nos livrables vous appartiennent et sont conçus pour être présentés tels quels à une autorité de contrôle.
- Cartographie des risques de corruption cotée et documentée
- Code de conduite et politique cadeaux et invitations
- Procédure d'alerte interne et registre de traitement
- Grille et procédure d'évaluation des tiers
- Note d'exposition aux réglementations extraterritoriales
- Plan de formation et supports par population cible
Questions fréquentes
Lutte contre la corruption
Mon organisation est-elle tenue de mettre en place un programme anticorruption ?
Trois choses peuvent vous y obliger, et elles ne se recouvrent pas. Une loi nationale d'abord : la loi française Sapin II vise par exemple les sociétés d'au moins cinq cents salariés et cent millions d'euros de chiffre d'affaires, filiales étrangères comprises. Un contrat ensuite : donneurs d'ordre et bailleurs internationaux l'exigent de plus en plus souvent, quelle que soit votre taille. Le risque pénal enfin, qui existe indépendamment de tout seuil. Nous commençons toujours par établir lequel de ces trois titres vous concerne.
Quels textes s'appliquent en Afrique de l'Ouest et centrale ?
Trois niveaux se superposent. La convention des Nations unies contre la corruption, ratifiée par la quasi-totalité des États de la zone, fixe le socle et incrimine notamment le trafic d'influence. Les instruments régionaux ensuite, au premier rang desquels la convention de l'Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption et le protocole de la CEDEAO. Les lois nationales enfin, qui transposent ces engagements et créent le plus souvent une autorité anticorruption dédiée. S'y ajoutent, pour les organisations financées par des bailleurs, les règles de passation et les régimes de sanctions propres à chacun.
Sommes-nous concernés par le FCPA ou le UK Bribery Act ?
Plus souvent qu'on ne le croit. Ces deux lois ont une portée extraterritoriale : elles atteignent des entreprises ni américaines ni britanniques dès qu'existe un lien de rattachement, filiale, cotation, paiement transitant par une banque américaine ou simple présence commerciale. Le UK Bribery Act crée en outre une infraction de défaut de prévention, où l'absence de procédures adéquates constitue en elle-même l'infraction. Pour une entreprise africaine travaillant avec des groupes internationaux, c'est souvent le risque le plus lourd et le moins anticipé.
Quelle différence entre une obligation légale et la norme ISO 37001 ?
Une obligation légale est imposée par un État et assortie de sanctions administratives ou pénales. ISO 37001 est une norme internationale volontaire de système de management, certifiable par un organisme tiers accrédité. Les deux se recouvrent largement. La certification n'exonère d'aucune obligation légale, mais elle a un avantage propre : elle est reconnue partout, ce qui en fait un signal lisible auprès de donneurs d'ordre étrangers et de bailleurs internationaux, là où l'invocation d'un texte national ne leur dit rien.
La certification ISO 37001 est-elle reconnue à l'international ?
Oui, et c'est même sa raison d'être. ISO 37001 est publiée par l'Organisation internationale de normalisation, dont les membres sont les organismes de normalisation de plus de cent soixante pays. Chacun peut la reprendre comme norme nationale sous son propre sigle sans en modifier le contenu : le référentiel est identique d'un pays à l'autre. Un point mérite en revanche d'être vérifié avant de choisir son certificateur. L'ISO ne certifie personne : le certificat est délivré par un organisme tiers, lui-même accrédité par un organisme d'accréditation national ou régional. C'est l'appartenance de cet accréditeur aux accords de reconnaissance mutuelle du forum international d'accréditation qui rend le certificat opposable à l'étranger. Un certificat délivré sous une accréditation non reconnue pèse peu devant un donneur d'ordre ou un bailleur international.
Faisons le point sur votre dispositif
Un échange de trente minutes suffit souvent à identifier les deux ou trois écarts qui exposent réellement votre organisation.